Le Canal du Midi

Voilà … c’est parti … après une grande diagonale pour rejoindre Toulouse, nous préparons les vélos pour une virée d’une semaine sur les bords du canal du Midi. Six étapes pour profiter du calme, du soleil et de la chaleur. Départ de bonne heure obligatoire pour profiter un maximum de la fraîcheur du matin. Aujourd’hui la première étape nous conduisait de Toulouse à Montferrand une cinquantaine de kilomètres. Nous avons eu le plaisir de rouler avec Charles et Monique Montier, venus nous rejoindre, en voisins, pour cette première étape. Les souvenirs furent au rendez-vous et le repas du midi mémorable. Il a bien fallu remonter sur nos vélos et affronter non seulement la chaleur mais un méchant dénivelé pour rejoindre le camping. Soyons clairs … dans la région, il n’y a que sur les bords du canal que la piste est plate ! Bonne humeur … bonne ambiance … pourvu que ça dure … Ce matin. Marcel a éclaté une de ses chaussures et le vélo d’Ida nous a fait des caprices. Résultat nous sommes partis à quatre tandis que le couple Grout courait vers la ville à la recherche d’un vélociste. Une heure et quart de retard que nous avons payé cher pendant la journée. Si d’aucuns pensent que l’enfer vient du Nord avec le Paris-Roubaix, je peux vous assurer que le Sud-ouest lui fait concurrence à bien des égards avec cette chaleur insupportable. La chaleur nous fait réellement souffrir et les pauses « fraîcheur » sont nombreuses. Enfin, après plus de 70 km, les remparts de Carcassonne se dessinent … nous sommes arrivés, fatigués à la fin de notre étape. super ! Demain l’étape sera plus courte … mais c’est une autre histoire … Aujourd’hui ce fut une journée de transition. Inutile de vous dire qu’une journée de transition avec notre ami Pascal vaut son pesant d’or ! Tout avait plutôt bien commencé malgré un petit déjeuner tardif. L’étape était plus courte donc pas de souci particulier … mais si notre ami Pascal avec courage persévère dans l’effort, nous étions au vingt cinquième kilomètre lorsqu’il « perd ses verres » de lunettes. La chaleur est toujours aussi dense et nous avalons beaucoup de poussière. A déplorer, toutefois, l’absence presque totale de coins pique-nique sur une voie aussi empruntée que celle du Canal du Midi. Dommage pour un ouvrage inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Nous devions dormir à Poilhes … j’avais rangé mon pyjama ! … vous aussi je vous entends rire ! Mais ici « Poilhes » se prononce « Poeuille » certainement pour éviter toute ambiguïté … Belle journée de vélo avec des copines et des copains en pleine forme. Capestang nous a accueilli pour le traditionnel pique-nique. Enfin après une bonne cinquantaine de kilomètres nous arrivons à Poilhes (vous pouvez rire) pour constater que notre gîte était fermé depuis un an. Merci Booking.com qui au mois de mars a confirmé notre réservation et encaissé les sous ! Moment de panique avant de se résoudre à nous replier sur Nissan-lez-Enserune où nous avons trouvé l’hébergement adéquat. À l’heure où je vous écris, tout est sous contrôle … mais … où ai-je mis mon pyjama … Partis pour notre avant dernière étape dans la fraîcheur toute relative du petit matin, les aléas de la veille se sont dissous dans une bonne nuit de sommeil et c’est le cœur vaillant que nous entreprenons notre périple. Le rythme est soutenu et confirme que l’enchaînement des distances participe à notre bonne forme. Deux points essentiels nous attendent. Tout d’abord les écluses de Fonserane : un dénivelé de 21m sur 312m de long effacé par un escalier de 8 écluses et 9 portes. Superbe et très impressionnant. Vient ensuite notre seconde surprise : l’écluse ronde d’Agde qui relie le port au Canal du Midi. Sa particularité est de posséder 3 portes. Sa forme ronde permet aux péniches de tourner à l’intérieur afin de choisir leur sortie. Tout simplement génial ! Demain … debout de bonne heure pour la fin de notre périple. Nous avons rendez-vous avec Brassens et Paul Valery … Toutes les bonnes choses ont une fin … et la fin de notre périple c’est aujourd’hui. Nous avons quitté Cap d’Agde vers 9h pour une petite dernière. Circulation difficile pour trouver la route de Marseillan. Une âme charitable, à vélo, nous a remis sur le bon chemin alors que nous flirtions déjà avec un camp de naturistes. L’arrivée sur Sète fut moins drôle avec cette interminable ligne droite traversant la lagune. Nous y sommes et comme promis nous avons visité Brassens au cimetière Le Py. Quant à Paul Valéry… il devra nous attendre encore, le cimetière marin étant fermé. Dernière soirée festive … et nous vous disons à bientôt pour de nouvelles aventures…