Germain et son VAE se frotte aux Alpes !!!

J’ai connu des difficultés en septembre 2024 avec un BPF de la Haute-Garonne. En effet, j’ai effectué une montée (partielle !) à pied pour valider Superbagnères. Non pas en raison du kilométrage, mon GPS n’a indiqué que 132 kilomètres. Non pas en raison du dénivelé positif (D+), même si mon compteur a affiché un dénivelé négatif (D-) de 1721 mètres. Oui, je regarde pour cet aller-retour le D-, car le D+ de mon GPS n’indiquait que 1387 mètres. Oui, la différence de 384 mètres correspond à la montée à pied. Sur quelle distance ? Je l’ignore. En fait, c’est le pourcentage qui m’a posé un problème. Ce problème s’est à nouveau produit à deux reprises en 2025. Toujours dans les Pyrénées. A la fois dans l’ascension vers Pont d’Espagne et dans l’ascension vers le Lac d’Orédon (Tous deux BPF des Hautes-Pyrénées). Dans Pont d’Espagne, sur la dernière partie gravie mon GPS affichait déjà 13% et je voyais et sentais que cela n’allait pas aller en s’améliorant. Pour le Lac d’Orédon, je ne me souviens plus, mais dans ces deux cas, même cause, mêmes effets, j’ai gravi une partie à pied. C’est la raison pour laquelle j’ai acquis un VAE : pouvoir gravir plus aisément les fortes pentes en montagne, d’autant plus que sur les 19 BPF qu’il me reste à valider, 16 sont en montagne. Je ne l’avais testé depuis ce mois de février que dans notre département avec quelques incursions dans les départements voisins. J’ai pu établir avec le type de topographie rencontré qu’une charge complète de batterie m’autorisait des parcours théoriques jusqu’à 145 (1131 m de D+), voire même 155 km (1206 m de D+) sans recherche particulière d’économie de la batterie. Oui, mais quid du D+ maximum possible ? En effet, puis-je augmenter ce D+ parcouru, quitte à réduire le kilométrage ? Pour cela, il me faut de la montagne  Cela tombe bien, j’ai profité d’une semaine de vacances en famille au Praz de Lys (Savoie) pour un test grandeur nature. Le 21 juillet, je suis donc d’abord descendu de Praz de Lyz (1545 mètres) à Taninges (un peu plus de 620 mètres) où mon VAE affichait toujours une charge de 100% malgré une petite montée franchie uniquement à la force des mollets (les cuises ont bien aidé aussi). C’est donc sur le retour que les choses sérieuses ont commencé. De retour au point de départ, j’ai corsé en poursuivant jusqu’au col de la Ramaz (1610 mètres) et redescente au chalet. Bilan 32,5 kilomètres pour un D+ de 991 mètres avec 62% de la batterie utilisée, soit une possibilité théorique de gravir 1598 mètres sur un parcours de 52 kilomètres. Le lendemain, j’ai décidé de relier deux BPF de l’Ain : Hauteville-Lompnes et Benonces. Toujours avec une recherche d’économie de la batterie. L’aller-retour faisait 108,1 kilomètres avec 1257 m de D+ pour 82% de la batterie utilisée, soit une possibilité théorique de gravir 1533 m sur un parcours de 132 kilomètres. Bon, pas mal ! Mais le véritable test, je l’ai prévu sur une semaine en Isère (38) et Hautes-Alpes (05). C’est donc en période caniculaire que je débarque du train à Voiron le lundi 10 août pour aller pointer mon premier BPF au monastère de la Grande Chartreuse. Qui ne se visite pas ! Je me rabats donc sur le musée de la Grande Chartreuse pour récupérer le précieux tampon. Et ensuite, un petit col, la voie verte de l’Isère, une traversée de Grenoble en 100% voies vertes et me voilà au repos dans ma chambre d’hôte peu après Uriage-les-Bains. Pour ce premier jour sur un parcours de 90,6 km, je réalise une possibilité de 118 km avec un D+ de 1494 m. Ce sera le meilleur de la semaine. Ensuite, la canicule et la fatigue du/des jours précédents se feront sentir avec un appel plus conséquent à l’assistance et donc des calculs théoriques plus faibles (D+ théoriques de 1316 m et 1302 m les mardi & vendredi). Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y aura pas de journée avec des kilométrages et des D+ plus conséquents puisque le surlendemain je dépasserai les 100 km avec un D+ de 1982 m. Mais avec une recharge partielle intermédiaire. Mais assez parlé de l’autonomie de la batterie, je suis maintenant fixé sur ce point. Parlons de la beauté de la montagne. Le mardi 11 août est consacré à la validation du BPF de La Bérarde (hameau de Saint-Christophe-en-Oisans) détruit par une crue torrentielle le 21 juin 2024. Avec une montée sur Le Bourg d’Oisans dans un premier temps, puis sur Saint-Christophe-en-Oisans dans un second temps, je suis obligé de recharger ma batterie à Le Bourg d’Oisans. Je le fais à l’hôtel où je reviendrai coucher le soir. Bon, j’y passe deux heures. Puis avant Saint-Christophe, on voit les dégâts des conséquences de la catastrophe d’il y a deux ans. La route reconstruite dans le lit du Vénéon est toute neuve. Pour moi, à la prochaine crue, elle sera détruite. Curieusement, le gérant de l’hôtel à Bourg-d’Oisans, cycliste qui s’était rendu à La Bérarde le matin me dira que même si la route est encadrée par les galets du lit de la rivière de chaque côté, elle est à deux mètres au-dessus de l’ancienne route et donc pas dans le lit de la rivière. Actuelle ! Moi, je parle de crue ! Ça ne semble pas envisagé ! Plus loin, la route est interdite à la circulation, sauf aux cyclistes, motocyclistes et pour les randonneurs, aux navettes estivales en minicars 4×4. La route est étroite, sinueuse, de mauvaise qualité, détériorée. J’arrive enfin à l’entrée de La Bérarde. Entrée qui est en fait un terminus. Plus de route, rien ! Ah si, le panneau « La Bérarde » et le cabanon de l’Office de tourisme de Saint-Christophe-en-Oisans/La Bérarde. Mais la jeune femme ne dispose pas de tampon. Elle me renvoie sur L’Office de Tourisme de Saint-Christophe. Je ne peux même pas prendre de photo de mon vélo devant le panneau d’entrée, la fonction appareil photo de mon smartphone est HS (Je découvrirai lors de mon retour à Barentin que ce n’était qu’un paramétrage modifié). Je découvre un document spécifique « La Bérarde ». J’espère que cela fera l’affaire. Sur mon trajet retour, je m’arrête malgré tout à Saint-Christophe qui dispose d’un cachet « Office de tourisme de Saint-Christophe-en-Oisans/La Bérarde ». Quelques gouttes d’eau annoncent une averse. Sur la fameuse route neuve dans (?) le lit de la rivière, c’est un déluge. J’enfile ma veste de pluie que je garderai jusqu’à Le Bourg-d’Oisans. Mercredi 12 août, comme à l’aller la route vers Grenoble est chargée en circulation, parfois avec bande cyclable, parfois sans. Ouf, voilà Séchilienne et sa petite route sinueuse qui monte vers le BPF de Laffrey (38). Pas de problème pour recueillir le tampon de validation. Je poursuis ma route sous la canicule, et c’est l’arrêt au restaurant à Egats. J’en profite pour recharger ma batterie car au lieu de terminer cette journée à Corps où je prends pension pour deux nuits, je prévois de poursuivre et effectuer l’aller-retour jusqu’à Notre-Dame de la Salette (BPF 38) qui n’était prévu que deux jours plus tard. Ce que je fais effectivement. C’est un sanctuaire en pleine effervescence à trois jours de l’Assomption. A 1757 m, c’est le seul endroit pour pointer. Mais quel endroit ! Majestueux ! Malheureusement, je ne visite pas. A la fois par manque de temps, et aussi par absence de tenue adéquate au milieu de pèlerins en pleine préparation des fêtes mariales. Comme prévu, le jeudi 13 août est consacré à un aller-retour jusqu’au Gioberney (BPF 05). C’est, à partir de Saint-Firmin, une très belle ascension régulière dans la montagne du Valgaudémar. A 1650 m, il n’y a qu’un endroit pour pointer : le Chalet-Hôtel du Gioberney. Quelle vue magnifique ! C’est un véritable amphithéâtre XXL. Ces deux derniers BPF sont les plus beaux de ceux cités dans ce récit, et sont aussi plus beaux que de nombreux autres. Le vendredi 14 août, je repars de Corps plein sud, d’abords en longeant le lac du Sautet, puis en traversant le défilé de la Souloise et je pointe à la mairie de Saint-Étienne-de-Dévoluy (BPF 05), pardon, à la mairie de Dévoluy, nom de la nouvelle commune. Je traverse un nouveau défilé, celui des Étroits, puis deux cols : le col de Rioupes à 1439 m et le col du Festre à 1441 m. C’est ensuite une longue et belle descente jusqu’à la vallée du Buech pour parvenir à Veynes. Le temps est venu de remonter sur la Normandie. Je devais à l’origine prendre un train de nuit pour Paris, mais cela me laissait sur ma faim car je laissais de côté le BPF de Saint-Antoine-l’Abbaye (38). Peu avant mon départ de Normandie, je l’avais programmé le samedi 15 août au matin en annulant le train de nuit, en réservant six TER, non pas pour moi, mais pour mon vélo ! Deux le vendredi pour remonter de Veynes à Romans/Isère via Grenoble en fin de journée et quatre le samedi 15 août (Tain-L’Hermitage/Lyon Part-Dieu/Mâcon/Paris/Rouen) en après-midi/soirée. Je suis arrivé à Veynes plus tôt que prévu car le BPF de Notre-Dame de Lorette que je devais effectuer le vendredi matin, j’ai réussi à le caser mercredi après-midi. Vous me suivez ? J’ai pu traiter habilement avec la contrôleuse du train de 12h30 à Veynes et gagner Romans/Isère avec un TER direct en 02h20. J’ai alors décidé d’avancer l’aller-retour pour Saint-Antoine-l’Abbaye à ce vendredi après-midi. Heureusement le dénivelé est limité, mais la canicule est bien présente. Arrivé à la chambre d’hôte, n’ayant plus de BPF à réaliser, j’essaie de voir quelles sont les possibilités d’avancer mon retour car j’ai eu trois jours plus tôt la désagréable surprise d’apprendre que mon train Paris/Rouen était supprimé. Recaser un acheminement de vélo sur 4 trains à la queue leu leu un samedi 15 août s’avèrera mission impossible. Je me souviens de Veynes, je regarde les différents trains pour Paris et je décide de jouer le tout pour le tout en négociant au maximum avec les contrôleurs. Cela s’avèrera payant. J’arrive à Rouen avant le train supprimé.0

Il ne me reste plus qu’à préparer la partie continentale du Rayon Rouen/Ajaccio pour 2027.

Germain ROUSSEL